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La Presse en Parle

Vendredi 19 décembre 2014

Zenit.org - "Quand les âmes se font chant", par le P. Kim En Joong o.p., peintre

PARIS, 19 décembre 2014 (Zenit.org) - Séverine Jahan

Une rencontre est aussi un « mystère ». Celui qui a réuni François Cheng, poète, académicien, d’origine chinoise, et le Père Kim En Joong, artiste peintre, dominicain, d’origine coréenne il y a une dizaine d’années, semble comme un souffle venu d’Extrême-Orient en Occident.

Avec leur soif indicible à transmettre leur vision de la Beauté malgré les épreuves violentes subies pendant leur jeunesse dans leurs pays respectifs, ils lèvent un voile de la transfiguration par la poésie et la peinture.

Mystère d’une Rencontre, mystère de l’Incarnation, mystère de la Tradition, mystère de la Foi.

Ensemble, ils nous font entrer dans ce « mystère » en publiant aux éditions Bayard en 2009 l’ouvrage « Vraie lumière née de la vraie nuit » puis « La Joie » en 2010 et depuis le mois d’octobre 2014, « Quand les âmes se font chant ».

Cette édition reprend, avec quelques variations les « Cantos Toscans » publié par François Cheng en 1999 aux éditions Unes.

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Mardi 10 juin 2014

La Croix - « Ma peinture est une façon de rendre hommage à mes parents »

« Je suis né en 1940 à Haguan en Corée du Sud que l’on appelle “le Pays du matin clair”. Durant mon enfance, j’ai connu l’occupation japonaise, la guerre des deux Corées, le communisme, les privations, mais la nature magnifique de ce pays m’inspire toujours.

Notre père a élevé ses huit enfants selon la morale de Confucius. En plus de son métier, il exerçait l’art de la calligraphie, une tradition familiale qu’il m’a transmise avec ferveur et avec beaucoup d’exigence. La calligraphie est une manière de mettre le monde en valeur. Pour être un bon calligraphe, la beauté visuelle des idéogrammes ne suffit pas, il faut avoir des talents de poète ou d’écrivain.

Mon père souhaitait faire de moi un homme lettré

Ainsi mon père souhaitait faire de moi, son fils aîné, un homme lettré, c’est-à-dire qui sache écrire, peindre et possède un esprit poétique. Très jeune, je me suis passionné pour le dessin et la peinture, mais ce qui me fascinait le plus c’était les effets de la lumière dans la nature. Je garde en mémoire des souvenirs très précis “d’instants magiques”, comme cette fin d’après-midi dans une rizière où, entre deux nuages, s’est glissé un rayon du soleil couchant sur la surface cuivrée de l’eau.
Ma quête en tant que croyant et artiste a toujours été de chercher à mettre en valeur cette lumière qui, pour moi, est signe divin, signe du lien qui unit Dieu aux hommes. C’est ce que j’essaie de traduire dans les vitraux que je réalise pour les églises.

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Mardi 8 mai 2012

Le Cardinal Godfried Danneels, commente Messian et les oeuvres du Père Kim En Joong

A Bourges, festival de la lumière et de la musique

Propos recueillis par Séverine Jahan de Zenit

ROME, mardi 8 mai 2012 - A l'occasion du 20ème anniversaire du décès d’Olivier Messiaen, compositeur, organiste et pianiste (1908 – 1992), le diocèse et la ville de Bourges organisent le "festival de la lumière et de la musique" (9 juin - 30 septembre 2012). La spiritualité de la musique de Messiaen et l'oeuvre du P. Kim En Joong, dominicain, artiste peintre d’origine coréenne, encadrent ce festival.

Mgr Maillard, archevêque de Bourges, a invité le cardinal Godfried Danneels, archevêque émérite de Malines-Bruxelles, à mettre en lumière ce festival grâce à ses compétences artistiques. Ce festival sera inauguré dans la cathédrale de Bourges le samedi 9 Juin à 17h par un vernissage des œuvres du P. Kim, suivi d'un concert de Messiaen à 20h30. Le cardinal Danneels célèbrera une messe le dimanche 10 juin à 11 heures avec une prédication particulière sur la Beauté, "œuvre de Dieu pour guérir notre monde blessé".

Le catalogue édité à cette occasion par les Editions du Cerf met l’accent sur les correspondances entre Messiaen et les créations du Père Kim notamment dans la préface de Jean-Claude Pichaud « Des couleurs et des sons » et dans le poème les « Chromatismes éblouis » de Christine Keller.

Le cardinal Danneels commente ci-dessous les oeuvres du P. Kim et d'Olivier Messiaen, livrant son regard sur l’Art.

Pour lui, Olivier Messiaen et le P. Kim sont deux "âmes soeurs" qui "contemplent un au-delà des couleurs et des sons" et qui expriment "l'inexprimable", c'est-à-dire "la beauté de Dieu dans un langage humain" : "Voir l’invisible et exprimer l’inexprimable. Voici la vocation et la puissance de toutes les formes d’art. Car l’art élève et humanise l’homme. Souvent dans le sens moral mais toujours dans le sens mystique. « Il y a plus » nous disent les formes, les couleurs et les sons. L’art du P. Kim approche à certains moments de « cet art pur ». Il exprime et nous fait voir ce qui ne se voit pas. Il nous emmène au-delà de toute forme ou couleur, vers ce qui est la Source même de toute pensée et de toute sensation : le Transcendant dans son mystère et sa tendresse.

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Mercredi 21 mars 2012

Regard sur la beauté : Exposition à la Galerie Yoshii à Paris

Hommage au P. Albert Patfoort, théologien dominicain

Propos recueillis par Séverine Jahan de Zenit

ROME, mercredi 21 mars 2012 – En hommage au Père Albert Patfoort, théologien dominicain âgé de 100 ans, le Père Kim En Joong, expose à la galerie Yoshii à Paris dans le 8ème arrondissement. Cette exposition inaugurée le 25 février dernier par le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, se termine le 23 mars prochain. Les oeuvres non-figuratives du Père Kim, expriment le mystère d’une vie en Dieu, présent bien au-delà de ses expositions. Le Père Patfoort lui-même témoigne, à propos de l’art de son confrère : «Je n’ai aucune connaissance en critique artistique, mais quand je suis devant une toile du Père Kim, elle m’aspire, elle m’inspire et j’ai l’impression d’être en contact avec une attitude intérieure, une attitude religieuse indéfinissable à laquelle je communie spontanément. C’est tout ce que je peux dire...»

Que représente pour vous les 100 années du Père Albert Patfoort ?
Père Kim - Les liens qui nous unissent sont sans aucun doute ceux de l’idéal Dominicain. Une vie de contemplation en Dieu qui n’a ni commencement ni fin. Le Père Patfoort est un homme intuitif, toujours souriant, humble, au coeur pur. Il a notamment permis d’approfondir la pensée authentique de Saint Thomas d’Aquin en réfléchissant sur le sens de l’Être et de l’Unité du Christ. C’est un homme qui a contemplé la Beauté trinitaire. De nombreux évêques actuels ont été ses élèves. A mes yeux, il incarne une béatitude : « Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu ». Celle-ci proclame le bonheur

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Mardi 6 décembre 2011

Regard croisé sur l'Exposition " Fra Angelico et les Maîtres de la Lumière"

Entretien avec le Père Kim En Joong, O.P.

Propos recueillis par Séverine Jahan de Zénit

ROME, mardi 6 décembre 2011 – Le musée Jacquemart-André, à Paris permet d’admirer de façon exceptionnelle des mystères peints par le bienheureux Fra Angelico – Jean de Fiesole (1400-1455) –, jusqu’au 16 janvier prochain grâce à l’exposition intitulée « Fra Angelico et les maîtres de la lumière » : une visite que le P. Kim En Joong fait goûter à l’avance aux lecteurs de Zenit (En effet, contemplatifs autant que peintres, Dominicains de l’Ordre des Prêcheurs, Fra Angelico, au XVe siècle, et Kim En Joong, au XXIe siècle, révèlent leur profonde amitié avec Dieu en faisant jaillir dans leurs œuvres la couleur et la lumière du mystère contemplé.

Pourtant, si ce parfait accord de l’idéal dominicain les réunit par la contemplation et la prédication, leurs peintures inspirées ont peu de chose en commun. Fra Angelico déclenche la vénération par la mystérieuse présence de ses personnages, par la beauté de ses visages, par le langage silencieux de ses récits bibliques. Quant à Kim En Joong, artiste non-figuratif d’origine coréenne, il témoigne d’une lumière qui a atteint son cœur et illuminé sa vie, notamment dans la création de vitraux où visible et invisible tissent des rayons d’éternité : « Et la lumière fut » (Gn, 1, 4). Séverine Jahan l’a rencontré.

Avec Fra Angelico, vous avez une même famille spirituelle mais également la prédication picturale, pouvez-vous évoquer ces points communs ?

P. Kim En Joong - Fra Angelico est devenu religieux et peintre dans un contexte extrêmement difficile. L’Italie du Nord était marquée par la peste, les dissensions sociales, politiques et religieuses et la guerre sévissait ! Malgré cette période historique mouvementée, la peinture de Fra Angelico offre une vision béatifique de la société de son époque. Grâce à sa vie contemplative, il a gardé sa liberté intérieure. Toute son œuvre artistique est le reflet de son âme. Il n’est pas surréaliste mais surnaturel. Il exprime l’Eternité.

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